06.11.2009
Goncourt les lycéens, après la lecture, le vote à lire sur Ouest France
Goncourt les lycéens, après la lecture, le vote
Après deux mois de lecture, les élèves ont du faire leur choix. Avant chacun est venu argumenter devant la classe.

Hier, les élèves de 1re année de BTS assistant manager du lycée Bréquigny ont fait leur choixavant la proclamation du 22e Prix Goncourt, lundi, au café des Champs Libres.
Après plus de trois heures de débat contradictoire, au cours desquelles les élèves de 1re année de BTS ont passé au crible les 14 romans en lice pour le 22e Goncourt des lycéens, il a fallu voter. Dans le désordre, Yannick Haenel, David Foenkinos et Delphine de Vigan sont sortis vainqueurs des urnes.
C'est Rémy, 20 ans, qui va représenter sa classe ce midi aux délibérations régionales avant la proclamation du prix national lundi, organisé par la Fnac et l'Éducation nationale. C'est presque un habitué du Goncourt, « j'y avais participé en 2006, quand j'étais lycéen à Pontivy, mais à l'époque je n'avais pas eu à défendre les livres. Là, c'est un défi supplémentaire. »
Les élèves ont aimé La délicatesse de Foenkinos « pour sa simplicité et puis ses touches d'humour qui font du bien dans une sélection où la guerre est très présente. Les heures souterraines de Delphine de Vigan nous a plu aussi, car c'est un roman actuel. Il évoque un contexte social difficile que l'on peut tous connaître plus tard en entreprise. Et puis, on a rencontré l'auteur, ça joue. »
Haenel, les élèves aussi l'ont interrogé autour de son roman. Jan Karski retrace le parcours du messager de la résistance polonaise durant la Seconde Guerre mondiale ; « J'ai eu un coup de foudre pour ce roman, confie Pauline. Il a provoqué chez moi un sentiment de révolte. Cette histoire est vraie et devrait être lue par nous tous. Elle fait partie de notre Histoire. »
Chacun a son mot à dire
Rémy n'aura qu'un seul regret, son chouchou, le roman de Véronique Ovaldé n'est pas sorti dans le tiercé gagnant, « mais je jouerai le jeu, je défendrai le choix de la classe ».
Pour tous, l'expérience est bénéfique « cela nous a fait parler entre nous, témoigne Cindy. Le premier roman, j'ai mis du temps à le lire, après ça allait mieux ! » Pour Alexis, habitué des polars et livres fantastiques, « cela m'a permis d'aller vers une autre littérature, qui sollicite moins l'imagination, mais cela m'a plu. » Pour Rémi, Hafida et Pauline, c'était « l'occasion de se lancer, de parler à l'oral devant les autres, d'argumenter, de s'écouter. Chacun avait son mot à dire. »
Marie-France Savéan, l'enseignante est également satisfaite, « les élèves ont lu un nombre important de livres, se sont investis. C'est bon pour la culture générale qui est demandée en BTS. » Les élèves pourront encore exploiter leur lecture l'an prochain, autour du thème des générations au menu des 2e années de BTS.
En attendant, le suspens dure jusqu'à lundi. La lecture se poursuit jusqu'aux Rencontres Goncourt des 10 et 11 décembre où sont invités les auteurs.
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12.10.2009
Présentation du journal de bord
Bienvenue sur le blog de la classe BTS Assistant de Manager de Bréquigny participant au prix Goncourt des lycéens !
Vous allez vivre avec nous notre aventure au prix Goncourt à travers notre journal de bord.
Il contiendra nos attentes, nos réactions, nos critiques (positives ou négatives) et toutes les informations sur l'édition 2009.
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Listes de livres

mardi 15 septembre 2009
Première sélection pour le Prix Goncourt 2009
Edem Awumey «Les pieds sales», Seuil
Sorj Chalandon «La légende de nos pères», Grasset
Daniel Cordier «Alias Caracalla», Gallimard
David Foenkinos «La Délicatesse», Gallimard
Eric Fottorino «L’homme qui m’aimait tout bas», Gallimard
J-M. Guenassia «Le club des incorrigibles optimistes», Albin Michel
Yannick Haenel «Jan Karsky», Gallimard
Justine Lévy «Mauvaise fille», Stock
Laurent Mauvignier «Des hommes», Minuit
Serge Mestre «La lumière et l’oubli», Denoêl
Marie Ndiaye «Trois femmes puissantes», Gallimard
Véronique Ovaldé «Ce que je sais de Vera Candida», L’Ollivier
Jean-Philippe Toussaint «La vérité sur Marie», Minuit
Delphine de Vigan «Les heures souterraines», JC Lattès
Solenn
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delphine de vigan les heures souterraines

le résumé :
Chaque jour, Mathilde prend la ligne 9, puis la ligne 1, puis le RER D jusqu'au Vert-de-Maisons. Chaque jour, elle effectue les mêmes gestes, emprunte les mêmes couloirs de correspondance, monte dans les mêmes trains. Chaque jour, elle pointe, à la même heure, dans une entreprise où on ne l'attend plus. Car depuis quelques mois, sans que rien n'ai été dit, sans raison objective, Mathilde n'a plus rien à faire. Alors, elle laisse couler les heures. Ces heures dont elle ne parle pas, qu'elle cache à ses amis, à sa famille, ces heures dont elle a honte. Thibault travaille pour les Urgences Médicales de Paris. Chaque jour, il monte dans sa voiture, se rend aux adresses que le standard lui indique. Dans cette ville qui ne lui épargne rien, il est coincé dans un embouteillage, attend derrière un camion, cherche une place. Ici ou là, chaque jour, des gens l'attendent qui parfois ne verront que lui. Thibault connaît mieux que quiconque les petites maladies et lesgrands désastres, la vitesse de la ville et l'immense solitude qu'elle abrite. Mathilde et Thibault ne se connaissent pas. Ils ne sont que deux silhouettes parmi des millions. Deux silhouettes qui pourraient se rencontrer, se percuter, ou seulement se croiser. Un jour de mai. Autour d'eux, la ville se presse, se tend, jamais ne s'arrête. Autour d'eux s'agite un monde privé de douceur.
Critique littéraire :

par Mélanie Carpentier
"Une vue imprenable sur l’ampleur du désastre", voilà ce qu’offre Delphine de Vigan dans son dernier roman, ‘Les Heures souterraines’. Ces mots, ce sont ceux de Thibault, l’un des deux personnages principaux. Mais ils pourraient tout aussi bien se nouer au fond de la gorge de Mathilde. Deux individus qui se croisent sans se voir au coeur de la ville tentaculaire. Des victimes de cette violence silencieuse qui s’invite dans leurs vies. Livre après livre, de Vigan dessine une oeuvre dans laquelle prime avant tout la justesse des voix. Celles de Thibault et de Mathilde sont portées par un récit exsangue qui fait le choix de l’économie. Economie de mots, économie de sentiments, économie d’images également. Si les premières pages déroutent, très vite la langue ainsi condensée martèle les maux qu’on ne dit pas de peur d’être ridicule. Parce qu’après tout, ils ne sont pas si graves ou parce qu’il est déjà trop tard. Précise et épurée, l’écriture de Delphine de Vigan joue une partition dépouillée pour peindre des gestes qui se répètent et s’ajoutent, formant ce que l’on nomme communément le quotidien. S’appliquant à décrire les faits, l’auteur de ‘No et moi’ s’attache une fois de plus à démontrer la fragilité de l’existence. Sa mesquinerie aussi. Elle détache, l’un après l’autre, les liens qui maintiennent les costumes des "bons petits soldats" en place. Ceux qui tentent de suivre la cadence infernale, de tenir debout, d’avancer dans la tourmente.
par Sunsi
Un roman saisissant sur l’ultra-moderne solitude
Cadre dynamique dans un grand groupe, Mathilde se rend chaque matin à sa travail jusqu’au jour où son destin bascule sans préavis. Victime de harcèlement moral (ce terme n’apparaît pas une seule fois mais c’est bien de cela dont il s’agit) parce qu’elle a eu le malheur un jour de contrer les propos de son patron, elle tente de faire bonne figure, s’en remettant à l’espoir qu’un beau jour les choses rentrent dans l’ordre.
Mais il n’en est rien ; de jour en jour, elle dépérit, allant de brimades en perversions, jusqu’à son isolement dans un bureau sans fenêtre, sans ordinateur et sans plus aucune mission à conduire. Elle est seule, délaissée par ses collègues qui n’affichent que lâcheté humaine, si caractéristique du monde de l’entreprise où chacun n’a de cesse que de conserver sa place. Elle se sent coupable de ne pas avoir réagi au premier signe et ne sait plus quelle attitude adopter : faut-il relever la tête ou accepter que la cause est perdue ? Elle ne sait plus.
Parallèlement à l’histoire de Mathilde, c’est celle de Thibault qui est mise en scène, médecin se déplaçant au quotidien aux domiciles des patients. Au contact de la maladie et de la détresse humaine, il regarde, absorbe la vie des autres comme une éponge, avec une distance qu’oblige sa profession.
Seulement même de l’autre côté du miroir, il n’est pas plus heureux, passant le plus clair de son temps dans sa voiture, subissant le stress d’une ville bouillonnante et les embouteillages incontournables. Il vient par ailleurs d’accomplir un acte héroïque, en quittant une femme qui ne l’aime pas, superficielle et indifférente à son amour.
Dès le début du roman, on s’imagine déjà que ces deux protagonistes vont se rencontrer, les écrivains cédant souvent à cette envie romantique de faire se retrouver deux solitudes. Ce n’est pas le parti pris de Delphine de Vigan ; elle parle de réalité humaine dans un monde violent où les belles histoires n’existent pas aussi facilement que dans la fiction. Elle prend ancrage dans la vie où chaque jour l’homme doit combattre pour conserver sa dignité et conquérir son bonheur. Sa force c’est de réussir à ne pas nous apitoyer sur le sort de ces personnages, elle leur donne une grandeur grâce à une humanité et une lucidité qui nous vont droit au cœur. Elle décrit par ailleurs avec minutie le processus d’éviction d’un employé, d’une écriture sensible et pudique.
Le titre est évocateur ; avec « ces heures souterraines », elle signe un roman sombre et réaliste, mais d’une grande intensité. Merci Delphine de Vigan de m’avoir encore étonnée, suite au très beau livre « No et moi. »
| Désespoir, noir désespoir | ||
| Cela devrait être interdit d’écrire des histoires aussi déprimantes ! D’accord les drames décrits dans ce roman sont très réalistes, mais il faut prévenir que cette lecture ne s’apparente en rien à de l’évasion. Pascale Ew.
par le Monde Hureusement, il y avait le bureau ! Après la mort accidentelle de son mari, Mathilde, restée seule avec trois enfants, ne serait jamais retombée sur ses pieds sans ce travail, dans lequel elle excellait. L'entreprise a été le lieu de sa renaissance. Jacques, le directeur marketing du groupe alimentaire, ne jurait que par elle... Et, brusquement, du jour au lendemain, sans raison, tout a basculé. Elle s'est retrouvée sur la touche. Ignorée, harcelée, déstabilisée, victime de soupçons, d'insinuations et d'humiliations. Détruite à petit feu "par un connard en costume trois-pièces", celui-là même qui l'avait portée au pinacle. Si encore il consentait à s'expliquer...
Parallèlement, dans ce Paris oppressant, un médecin urgentiste de 43 ans, Thibault, rumine sa détresse dans les embouteillages. La femme qu'il a dans la peau est incapable d'un véritable échange avec lui. Pour elle, il n'existe pas en dehors de leurs rapports physiques. Elle "ne le reconnaît pas au sens informatique du terme, exactement comme certains ordinateurs ne peuvent lire un document ou ouvrir certains disques". Thibault a décidé de rompre, d'arracher la perfusion. Il ne lui reste que les malades, et c'est un grand mot : certains n'appellent les urgences que parce qu'ils ont besoin de rencontrer quelqu'un. Son existence quotidienne "se partage entre 60 % de rhino-pharyngites et 40 % de solitude". Les chemins de ces deux blessés de la vie se croiseront-ils ? Delphine de Vigan passe de l'un à l'autre, dans un texte d'une grande justesse, où le trait n'est jamais forcé. Les Heures souterraines sont de la même veine que No et moi (JC Lattès, 2007), son précédent roman, qui avait obtenu le Prix des libraires : une manière légère de dire la profondeur de la détresse. L'auteur connaît le monde du travail pour y avoir exercé une dizaine de métiers avant de se consacrer à l'écriture. Et n'a pas oublié ce que souffrir veut dire : son premier roman, Jours sans faim (Grasset, 2001), qui racontait le calvaire et la guérison d'une anorexique, était tiré de sa propre expérience.
"Le vertige, la peur et la joie" "On peut être titulaire d'un DESS d'économétrie et statistique appliquée et consulter une voyante." En désespoir de cause, parce qu'elle pleurait tout le temps et mettait trois minutes à répondre aux questions de ses enfants, Mathilde a consulté. Dans les lignes de sa main, il est écrit que, le 20 mai, sa vie va changer. En attendant cette échéance, de plus en plus angoissante, elle essaye de comprendre ce qui lui arrive. Son directeur refuse de la recevoir, ne répond pas au téléphone. On lui a trouvé une remplaçante. Autour d'elle, ce ne sont que sourires gênés et manoeuvres d'évitement. Il y a bien la DRH... mais cette pathétique Patricia Lethu, bourrée de mauvaise conscience, s'agite comme une mouche affolée et n'a aucune prise sur la situation. Delphine de Vigan raconte par petites touches cette incompréhensible descente aux enfers. Mathilde n'ose pas avouer ses "heures souterraines". Elle ne sort plus, vit en circuit fermé avec ses enfants. Elle est prise dans un engrenage incompréhensible. L'entreprise, qui l'avait tant aidée au début de son veuvage, lui apparaît soudain comme une entité totalitaire, "le lieu souverain de la violence et de l'impunité". Le pire n'est pas d'être harcelé, mais de s'en sentir coupable. Page 167, Mathilde rêve d'un homme "à qui elle demanderait : est-ce que tu peux m'aimer ? Avec toute sa vie fatiguée derrière elle, sa force et sa fragilité. Un homme qui connaîtrait le vertige, la peur et la joie. Qui n'aurait pas peur des larmes derrière son sourire, ni de son rire dans les larmes". Page 178, Thibault "rêve d'une femme à qui il demanderait : est-ce que tu peux m'aimer ? Avec toute sa vie fatiguée derrière lui. Une femme qui connaîtrait le vertige, la peur et la joie". A deux reprises, Delphine de Vigan se permet ce genre de copier-coller, un peu limite, mais qui passe bien. Dans ce Paris de haute solitude, en perpétuel mouvement, deux êtres en détresse, hantés par le même rêve, doivent-ils forcément tomber dans les bras l'un de l'autre ?
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Critique de la classe :
début bof mais géniale pour la fin.
Note de la classe :
18 (7 notes)
Autobiographie de l'auteur :
Apparue discrètement sur la scène littéraire, Delphine de Vigan a su se faire une place de choix parmi les écrivains français. Directrice d'études dans un institut de sondages, la jeunefemme écrit le soir, sans prétendre à la carrière de romancière qui sera la sienne, avant de pouvoir vivre de sa plume. Après la parution, en 2001, d'un premier récit d'inspiration autobiographique intitulé 'Jours sans faim', c'est avec le recueil de nouvelles 'Les Jolis Garçons'et le roman 'Un soir de décembre', deux ouvrages sur le thème de la désillusion amoureuse, que l'écrivain gagne le coeur d'un large public. Un bouche à oreille enthousiaste contribue au triomphe de 'No et moi', l'histoire d'une rencontre entre une adolescente surdouée et une jeune SDF qui vaut à son auteur d'être plébiscitée par les libraires et les lecteurs. Mêlant avec justesse les dimensions sociale et intime, l'écrivain poursuit dans ce registre avec le roman 'Les Heures souterraines', paru en 2009. Si ses romans traitent souvent du désenchantement, Delphine de Vigan incarne le succès d'une littérature modeste et sans esbroufe et la possibilité de réussir à force de talent et de persévérance.
Solenn
17:26 Publié dans delphine de vigan | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
04.10.2009
Classe bts AM
Le lundi matin nous avons une heure pour lire le livre que nous avons choisit dans la liste Prix Goncourt.
Cette heure nous permet aussi de discuter des livres que nous lisons sur le moment. Nous pouvons échanger des points de vue, ce qui est très intéressant. Dernièrement, les débats portaient surtout sur le livre de Delphine de Vigan en vue de la rencontre à la FNAC de Rennes.
Les images montrent bien notre grande concentration lors des lectures...
Solenn et Rémy
12:06 Publié dans quotidienne | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note



